CHAMP. D'EUROPE PAR ÉQUIPES 2018 : L'Angleterre tient sa revanche

Publiée par Ivan Cappelli le samedi 17 février 2018 à 15:42
Brice L.
Crédit photo : Sylvain Nalet

Après l'argent en 2016, l'équipe de France masculine de badminton devra cette année se contenter du bronze lors des championnats d'Europe par équipes 2018. Sur les terres de leurs exploits à Kazan, les bleus n'ont cette fois pas su renverser l'Angleterre (1-3).

Leverdez en panne d'essence

Sur le papier, comme il y a 2 ans, l'opposition entre deux des nations les plus régulières du vieux continent paraissait très équilibrée. Comme d'habitude très solides sur les doubles, les Britanniques disposaient en revanche de moins d'arguments face à l’homogénéité du simple tricolore.

À partir de ce constat, le duel des cadors entre Brice Leverdez et Rajiv Ouseph, les deux meilleurs solistes européens en activité hors Danois valait de l'or. Lors de leur ruée vers l'argent en 2016, c'est la victoire de haute volée du Cristolien face au longiligne 22ème mondial qui avait posé les fondations de la victoire française.

Malheureusement pour les bleus, cette logique s'est inversée aujourd'hui. Presque une évidence, Ouseph ayant remporté les 6 oppositions au Français ayant précédé celle de Kazan 2016. Mal parti dans cette rencontre, le numéro 1 français semble pourtant prendre le contrôle des événements au second set, malmenant son rival anglo-saxon sous une pression permanente.

Mais le caractère énergivore de l'agressive tactique mise en place ne pouvait durer éternellement. Émoussé, le Français craque en deuxième partie de manche. Ouseph, qui a laissé passer la tempête n'a plus qu'à finir le travail pour offrir un point capital aux siens (21-14, 17-21, 21-13).

Ce premier point parti dans le clan britannique, le temps jouait contre les bleus: l'exploit sinon rien. À commencer par Kersaudy/Maio, opposés aux médaillés de bronze des JO 2016 Ellis/Langridge, une paire qu'ils sont parvenus à dominer en fin d'année 2017 pour leur seule confrontation.

Mais sur un match à enjeu comme une demi-finale de championnat d'Europe, difficile d'apprendre à un Anglais à pratiquer le double. Malgré un bon second set des double champions de France, Ellis/Langridge n'ont jamais tremblé pour placer l'Angleterre aux portes de la victoire (21-9, 21-17).

Thom G.
Crédit photo : Sylvain Nalet

Gicquel/Popov, pari manqué

Comme prévu, Lucas Corvée ramènera la France à 2-1 grâce à une victoire maîtrisée sur le jeune Sam Parsons, très en vue depuis le début d'année (21-17, 21-15). Ne restait qu'à espérer un petit miracle: la victoire de Gicquel/Popov sur Briggs/Vendy.

C'était le coup de Poker côté français: sortir Gaëtan Mittelheisser, et reconstituer la paire championne d'Europe 2017 pour aller titiller un duo britannique plus expérimenté. Un pari malheureusement perdu: à l'instar d'un Thom Gicquel crispé, et d'innombrables fautes de service, les néo-internationaux français n'ont pas su se libérer de la pression de l'enjeu. En 33 minutes, ils rendent les armes (21-16, 21-15), laissant aux Anglais le soin d'aller titiller l'ogre danois demain.

Rageant, mais malheureusement logique. l'encadrement national se demandera longtemps si la présence de Ronan Labar (qui aurait pu permettre plus de flexibilité sur la composition des doubles, et plus d'homogénéité) aurait changé la donne.

En attendant, il faudra se consoler avec une médaille de bronze. Avec un léger goût d'amertume au moment de croquer le métal, mais tout de même un point de satisfaction: en grimpant pour la deuxième édition de suite sur le podium continental, les ''cinglés'' ont confirmé leur installation dans le très fermé ''Big Four'' européen, aux côtés des références allemandes, britanniques, dans le sillage du Danemark.

Les résultats des championnats d'Europe par équipes 2018 ICI

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  • Aegon
    Le 18/02/2018 à 9h55 (0)
    En effet, ça aurait été différent avec Labar dans l'équipe. Surtout avec un Mittelheiser probablement pas encore au top et prudent avec son physique (ce qui explique pour moi la présence de popov, plutôt qu'un simple pari), et Gicquel un peu crispé.