IFB 2018 : Que la fête commence !

Publiée par Sylvain Nalet le mardi 23 octobre 2018 à 09:00
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Crédit photo : Sylvain Nalet

Prélude à l’ouverture des IFB 2018 relookés à la mode HSBC BWF World Tour Super 750, la conférence de presse officielle a permis de recueillir hier soir les confidences de deux favoris du simple, Kento Momota (1) et P. V. Sindhu (3), et celles des Français Brice Leverdez et Emilie Lefel / Anne Tran.

Des Français sublimés par le public de Coubertin

Nouveau format World Tour oblige avec 32 qualifiés, sans tour de qualifications, les Bleus se présentent Porte de Saint Cloud en comité restreint. Mais surmotivés par l’assurance d’un public de feu acquis à leur cause. « Rendre un peu de cette folie au public », Brice Leverdez en fait à nouveau un des objectifs de ces IFB, où il se rend « sans pression » grâce à son expérience, malgré un premier match couperet face au champion olympique en titre, Chen Long. Même s’il convient que « rien n’est impossible », sur son étiquette assumée de « giant killer », il confie « c’est une de mes forces et une de mes faiblesses , car il faut enchaîner derrière ». Satisfait de son début d’année depuis le bronze aux Championnats d’Europe, il reste lucide sur sa forme actuelle et admet  « avoir eu une période de moins bien », et ne « pas avoir produit son meilleur niveau de jeu ces dernières semaines ». Les ajustements sont en cours, « ça devrait payer dans les prochains mois ». Et pourquoi pas dès mercredi face à Chen Long ?

Une opposition tout aussi épineuse attend les vice-championnes d’Europe, Emile Lefel / Anne Tran, au défi des championnes du monde Matsumoto / Nagahara (5). « Pas infaisable, nous nous sommes préparées pour ce match» selon notre ambassadrice Emile Lefel, puisque les Hollandaises Piek / Seinen ont sorti les Japonaises la semaine passée. Malgré un tirage délicat, Anne Tran confirme qu’elles joueront l’esprit libre, « avec un grand plaisir de jouer dans ce stade, devant ce public incroyable », et que « la pression de jouer devant ses amis, sa famille, est une pression positive ». Sentiment partagé par Emilie, pour qui « jouer à la maison nous aide à mieux jouer, le public est phénoménal ». Sur leur relation de joueuses de double, Emilie confie : « bien sûr, la complémentarité « gauchère / droitière » est une force ; mais il y a un côté grande s½ur / petite s½ur dans notre relation, nous sommes toutes deux très émotionnelles, le lien créé depuis 2 ans nous permet d’avoir cette petite fusion et d’aller chercher des matchs difficiles ou sous pression ».

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Crédit photo : Sylvain Nalet

Momota et Sindhu prêts à en découdre...

Aussi dominateur sur le circuit que discret dans ses prises de parole, Kento Momota aborde les IFB avec ambition, sans craindre la fatigue accumulée par l’enchaînement des finales et le titre au Danemark : « Je fais les efforts nécessaires pour me préparer pour chaque match, je souhaite que les résultats continuent ». Si l’étape parisienne du circuit manque à son palmarès, car le nouveau n°1 mondial « n’avait pas à l’époque l’expérience du jeu et des victoires », et qu’il apprécie particulièrement « l’atmosphère différente des tournois asiatiques », il souhaite avant tout que son statut de favori permette au public de prendre du plaisir à le voir jouer.

Autre favori, autre star. Déçue de sa sortie au premier tour à Odense la semaine passée, P. V. Sindhu concède « qu’il y aura toujours des hauts et bas ». La jeune joueuse indienne s’attend à une compétition tout aussi disputée à Paris, même en l’absence de Carolina Marin, son bourreau lors des finales des championnats du monde cet été, et des JO de Rio. Car si elle vise le titre cette semaine, la n°3 mondiale confirme que « ce ne sera pas facile, la compétition est âpre dès les premiers tours, et le top 10 féminin est de niveau homogène : sur un match, la joueuse qui gagne est celle qui donne le meilleur d’elle-même ». Sur une note plus personnelle, la super-star Indienne confesse que sa médaille olympique a changé sa vie. Visiblement toujours à l’aise dans ses baskets, elle apprécie tout autant l’anonymat à Paris qu’elle profite de sa célébrité (entrée dans le top 10 des sportives les mieux payées au monde, biopic en préparation)… et ne refuse jamais un selfie, avis aux fans ! Mais P. V. Sindhu n’oublie pas qu’elle doit sa réussite au travail, et qu’ « elle doit se donner à 100 % tous les jours ».

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Crédit photo : Sylvain Nalet

...dans une arène optimisée de façon spectaculaire

Nouveau statut, nouvelles exigences, Florent Chayet, Président de la FFBad a rappelé en introduction que les IFB font désormais partie du cercle fermé des 8 tournois les plus cotés du circuit de la Badminton World Federation, et offrent une dotation globale plus que doublée par rapport à l'an dernier, à 750 000 $, en contrepartie d’une participation obligatoire des 15 meilleurs joueurs de simple et 10 meilleures paires de double.

Et pour les visiteurs, c’est aussi et surtout un spectacle visuel décuplé avec des jeux de lumière lors de l’entrée des joueurs, et par l’éclairage spécifique terrain par terrain, tandis que les tribunes resteront occultées. Et la première impression lors des entraînements des joueurs lundi n’a pas déçu. Pour le plus grand bonheur des heureux spectateurs cette année, il semble bien qu’il y aura à Coubertin un avant et un après HSBC BWF World Tour Super 750.

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  • ATH-YF
    Le 23/10/2018 à 23h49 (0)
    On se croiraient au All England avec cet éclairage magnifique.
    Dommage par contre que le public soit trop concentre sur les européens.